A l’affiche cette semaine

el reino

de Rodrigo Sorogoyen

avec Antonio de la Torre, Monica Lopez, Nacho Fresneda

ESPAGNE  – 2019 – 2h11 – VOST

sam 25dim 26lun 27
18:30
20:30
18:00

Manuel López-Vidal est un homme politique influent dans sa région. Alors qu’il doit entrer à la direction nationale de son parti, il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace un de ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal…

13 nominations aux Goyas espagnols, le réalisateur de Que dios me perdone évoque son nouveau film sur fond de corruption politique et humaine.
 » La corruption politique en Espagne – et surtout, la totale impunité de ses leaders depuis une dizaine d’année – nous a laissés, ma co-scénariste et moi, d’abord perplexes, indignés puis déprimés, et enfin presque anesthésiés. Nous voulions faire un thriller, un film à suspense qui accroche le spectateur mais qui parle aussi des êtres humains et de leur noirceur. Aucun film n’avait encore été fait sur la corruption espagnole d’aujourd’hui, et nous savions dès le début que le film serait raconté du point de vue du politicien corrompu, du voyou, celui qui, dans un film classique, serait le rival, l’ennemi.
Nous voulions que le spectateur accompagne ce politicien corrompu dans ses péripéties. Le film ne raconterait pas comment des agents de la force publique ou des journalistes intègres dévoilent un réseau de corruption, mais l’histoire d’un homme qui a volé le contribuable pendant des années et est découvert. Sauf qu’au lieu d’assumer sa faute et accepter sa culpabilité, il s’oppose à tout et à tous pour ne pas finir en prison. Nous ne voulions pas juger ce politicien corrompu, nous souhaitions nous demander : « Pourquoi ? »(…) Voilà pourquoi nous avons choisi de faire de Manuel López-Vidal le personnage principal du scénario. Et nous nous sommes fixés une règle : tout serait raconté à travers son regard. Par conséquent la présence du personnage principal dans absolument toutes les scènes est l’une des caractéristiques du film.
El Reino n’est pas tant un film sur les politiciens qu’un film sur les êtres humains.«